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Jusqu'à 500.000 grévistes attendus
*
Pour le gouvernement, des hausses de salaires
alimenteraient
l'inflation
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Ecoles fermées, la plupart des trains ne circuleront pas
*
D'autres grèves dans la santé prévues la semaine prochaine
par Michael Holden et Yadarisa Shabong
LONDRES, 1er février (Reuters) - Jusqu'à un demi-million
d'enseignants, de fonctionnaires, de conducteurs de train et de
professeurs d'université ont cessé le travail mercredi en
Grande-Bretagne pour réclamer des hausses de salaires, la plus
grande grève interprofessionnelle depuis au moins 10 ans dans le
pays.
Ces débrayages massifs ont entraîné des fermetures d'écoles
et l'interruption de la plupart des liaisons ferroviaires,
tandis que l'armée a reçu l'ordre de se tenir prête à venir en
aide pour le contrôle des frontières.
Environ 300.000 enseignants devaient faire grève ce
mercredi, la plus importante catégorie mobilisée pour cette
journée d'action réunissant 500.000 personnes.
Mary Bousted, secrétaire générale du Syndicat national de
l'éducation, a déclaré à Reuters que les adhérents de son
organisation estimaient qu'ils n'avaient d'autre choix que de
faire grève.
"Il y a eu au cours des 12 dernières années une baisse
vraiment catastrophique de leur salaire sur le long terme",
a-t-elle dit devant une école du sud de Londres.
"Aucune des personnes derrière moi ne veut être en grève
aujourd'hui mais elles disent, à contrecoeur, que ça suffit et
que les choses doivent changer."
Avec une inflation de plus de 10%, la Grande-Bretagne
connaît une succession de grèves dans de nombreux secteurs, de
la santé aux transports en passant par les employés des
entrepôts d'Amazon et du service postal de Royal Mail.
La ministre de l'Education, Gillian Keegan, a réaffirmé
mercredi la position de fermeté du gouvernement, selon lequel
céder aux revendications salariales des fonctionnaires ne ferait
qu'alimenter l'inflation.
"Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est accorder des
augmentations de salaires qui font grimper l'inflation à une
partie de la population mais qui aggravent l'inflation pour tout
le monde. Ce n'est pas une chose sensée à faire sur le plan
économique", a-t-elle déclaré à la BBC.
L'impact financier des grèves en Grande-Bretagne au cours
des huit derniers mois est estimé par le cabinet de conseil
Centre for Economics and Business Research (CEBR) à environ 1,7
milliard de livres (1,92 milliard d'euros), soit environ 0,1% du
PIB.
Selon ce cabinet, l'impact des grèves des enseignants
s'élèverait à environ 20 millions de livres par jour.
Ces grèves pourraient aussi avoir un coût politique pour le
gouvernement du Premier ministre Rishi Sunak.
Son Parti conservateur accuse un retard d'environ 25 points
sur l'opposition travailliste dans les sondages et les enquêtes
d'opinion indiquent que les Britanniques considèrent que le
gouvernement gère mal ce mouvement de contestation.
Les grévistes, qui disent avoir de plus en plus de mal à
supporter la flambée de leurs factures énergétiques et des prix
alimentaires, exigent des augmentations de salaire supérieures à
l'inflation.
D'autres débrayages sont prévus la semaine prochaine dans le
secteur de la santé, notamment de la part des infirmiers, des
ambulanciers, des auxiliaires médicaux, des employés des centres
d'appels d'urgence, soutenus également par les pompiers.
(Reportage Michael Holden, Alistair Smout, William Schomberg et
Natalie Thomas; Version française Kate Entringer)
GB-Nouvelles grèves massives pour des hausses de salaires
information fournie par Reuters 01/02/2023 à 11:47
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